Aventure en forêt disparue.

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Aventure en forêt disparue.

Message  Kaliptus le Ven 12 Mar - 9:47

Il ne reste que peu de choses à mettre en place; les fauteuils en cuir de Minotot, quelques bougies, le tapis en peau de Kanigrou, ... Mais dans le bric à brac du grenier une chose retiens l'attention de Scutum plus que les autres. Il s'empresse de la déballer et de la contempler à la lumière de sa lampe à huile crépitante.
La tête empaillée, alors éclairée, dégage une aura douce et imposante. La proie est sublimée a un point que la relique vous plonge dans l'action d'une aventure épique et gardée secrète au monde entier.

La rosée perle le tapis verdoyant... Ils se faufilent, les rayons, entre les troncs sans âge que l'on dit vivants... A pied ils sont, ils leur faut être discret... Lui loin, encore bercé par la chaleur de ses compagnes, goutte au plaisir simple d'une fraicheur matinale.

Dix aventuriers, ils ne sont pas moins de dix à battre l'immense forêt de l'Est de Cania.
Leur périple sera plus que long, ils le savent, et surtout périlleux.
Les premiers jours ils ne remarquèrent rien, la forêt leur parut banale et champêtre. Mais peu à peu ils s'enfoncent au sein d'un labyrinthe mortel, le chemin se fait étroit et la lumière se raréfie...
Au bout du cinquième jour l'un d'eux est prit de démence, le pauvre Harebourg petite frappe d'Astrub repentie. Le soigner fut impossible il menaçait de toute façon de s'auto-mutiler puis au plus haut de la folie s'enfuit en criant "Que la lumière soit !". Mais elle ne fut pas. Mettant sa disparition sur le compte du manque de lumière les aventuriers reprirent la route. Mais tous se mentaient, ils avaient compris ce qui avait causé sa perte, c'était l'esprit du Monde -celui qui, sans l'assistance des Dieux met en branle des entités toutes aussi puissantes-. Peut-être avait-il jugé le Comte en devenir trop faible...
Dès ce premier avertissement les péripéties se multiplièrent, jusqu'à ce qu'ils soient agressés par une horde d'Abraknydes Vénérables Eternels.
Ils furent vaincu après près d'une heure de combat acharné ! Mais trois autres aventuriers périrent. Le groupe d'aventurier enterra ses morts et se remit en route.

A six la route était plus simple, les portions de vivre plus grandes. D'autant plus que la forêt semblait s'éclaircir, les trois jours suivants furent calmes. Ils avancèrent bien, se rapprochant sans doute du but.
Mais alors qu'ils croyaient arriver à une clairière la nuit tomba subitement, ou plutôt les branches se courbèrent au dessus de leur tête, il faisait si noir qu'ils durent allumer leurs lampes à huile.
Avancer dans la pénombre se révéla extrêmement difficile, ils parcoururent deux, peut-être trois kilomètres avant qu'Eaudemars, ne les arrêtent. "La nuit tombe au dehors, nous devrions établir notre camp ici même, tous savent que la nuit les bêtes sortent de leurs abris."
La remarque était sage malgré qu'il faisait, au vue de la pauvreté du sol et de l'allure des plantes, perpétuellement nuit en ce recoin de la grande forêt.

Alors que les cloches d'Amakna devaient tinter minuit, la troupe d'aventurier devint spectatrice d'un événement qu'ils ne verraient qu'une fois dans leur vie.
Assis autour d'un feu qui pénait à éclairer à plus d'un mètre du foyer ils crurent voir des lumières danser dans les arbres à l'Est. Etonnés ils se concertèrent. Fallait-il y aller ?
La curiosité fut trop forte, ils se mirent en route. Se dégageant un passage ils s'approchèrent assez rapidemment de la source lumineuse; du moins ils le pensaient, la montre d'Eaudemars s'affolait.
"Stop, n'approchons pas plus, observons quelques instants."
Ils peinèrent à comprendre ce qui se déroulé devant leur yeux ébahis. Une pièce, il se jouait une pièce de théâtre. Les acteurs semblables à des fantômes, récitaient quelques vieux textes perdus à jamais.
"-Oh bandit, car je sais que tu l'es,
Jamais ma fille tu ne touchera de ton visage défait
-Sir, je ne suis qu'un honorable [...]"

Le publique acclamait la scène; que devaient-ils faire ? Y aller ? Ou rebrousser chemin ?
Cinq y allèrent, un voulu faire le guet.
Quelques mètres et quelques arbres les séparaient de la scène, marchant sur une branche ils pensaient être repérés mais personne ne semblait avoir entendu quoique ce soit...
En quelques enjambés ils arrivèrent dans le dos du publique, et leur stupéfaction fut infinie.

Un engrenage se mit en branle dans les branches au dessus de la scène, un carillon en descendit et se mit à sonner. L'illusion fut enfin dévoilée et disparue.
Le subterfuge avait été parfait, ils se retrouvés pris au piège au coeur d'une alcôve d'arbres, sonnés par un carillon qui gagnait sans cesse en puissance. Tout se brouilla pour eux, ils tombèrent au sol pris de spasmes. Des Abraknydes Vénérables Eternels firent interruption ils s'attaquèrent au seul Feca des aventuriers, Tabern. Son corps fut transformé en poussière si vite qu'il lui fut impossible de même penser s'immuniser. Car ces Abraknydes ne tuaient pas, ils réduisaient à néant par on ne sait qu'elle sombre magie...
Bientôt se fut au tour de d'Eaudemars et Mocaseins -une très séduisante Sadida- de rejoindre le vide.
Ne restait plus que deux aventuriers, ils ne furent étonnement pas anéantis mais transportés dans en un lieu ignoré de tous.
Une nuit éternelle passa.

Scutum et Garrigue se réveillèrent dans une grotte froide et trempée. Ils attendirent que leurs geôliers virent mais ils semblaient oubliés du monde. Une dizaine d'heures approximatives passèrent lorsqu'ils entendirent au loin le crissement d'une porte rouillée. Quelqu'un approchait.
Il semblait avancer lentement comme peinant. Trop las pour se battre les deux aventuriers se levèrent et attendirent...
Ce ne fut pas une créature qui se présenta à eux, mais un disciple Enutrof.
"Suivez moi."
"..."
"Ne prenez pas cet air stupéfait, je pourrai m'énerver."

Le vieux, qui disait s'appeler Ygnorlé, bien qu'il paraissait particulièrement faible dégagait une aura rocheuse qui ne pouvait qu'imposer le respect. Ils le suivirent.
Ils marchèrent certainement 2 heures pour arriver dans une clairière stupéfiante. Les arbres, très anciens, formaient une arche d'où seul perçait un rayon de soleil. Ils auraient pu se croire dans une cheminé si un air frais ne leur léchait pas le visage, du ciel ce n'était pas des cendres qui tombaientt mais des poussières d'étoiles brillant dans le magistral rayon.
Les sortant de leur rêverie Ygnorlé tonna : "Attendez au coeur du rayon, il ne va pas tarder."
S'exécutant dans une silence presque religieux ils entendirent de douces notes s'élever d'une herbe au vert plus doux qu'une chair d'enfant.
Le silence retomba, il s'avança.
Ils n'en croyaient pas leurs yeux, c'était un Cerf qui se présentait à eux. Majestueux.
"Mesieurs, bonjo..."
"Vous parlez, vous parlez l'Amaknéen ?"
S'exclama Scutum.
"Ne m'interrompez pas pour l'instant je vous prie. Si vous êtes venus ici ce n'est pas de votre propre gré, vous m'en voyez désolé." Il tousse. "Muurf, bien comme vous le constatez je ne suis plus très jeune bien que je paraisse dans la fleur de l'âge." Le Cerf avait l'air en effet en très bonne santé, et peu âgé, il allait de soi que la magie n'y était pas pour rien. "Votre périple n'en est qu'à son début, vous n'avez pas vraiment été choisi pour accomplir cette tâche, non, vous bénéficiez plutôt d'un concours de circonstance, mais passons. Laissez moi me présenter. On m'appelle l'Esprit du Monde, chargé par les Dieux de veiller sur le terrain à l'équilibre du Monde des Douzes, mais le monde maintenant bien trop grand pour un seul esprit éprouvé c'est pourquoi les Dieux m'ont demandés de vous confier ce rôle... Ou du moins à l'un d'entre vous. Ce dernier sera chargé de constituer une troupe d'aventuriers prêt à tout pour veiller à l'équilibre du monde. Avez vous des questions ?"
Garrigue se risqua alors à demander s'ils pouvaient avoir confiance en lui et croire en son histoire. Ce à quoi le Dieu Xelor -lui même-, répondit par l'intermédiaire de l'Esprit du Monde qu'une prochaine question de ce type les condamnerai à mort pour débilité Pichonesque. Coquin de Xelor...
"Vous avez bien dit à l'un d'entre nous ?" demanda Scutum.
"Oui en effet."
"Qu'adviendra t-il de l'autre ?"
"Il ne reverra jamais la Terre d'Amakna mais partira pour d'heureux rivages accomplir d'autres desseins."
"Lequel de nous deux ne rentrera pas ?"
"Toi, Garrigue, disciple Xelor."

Les questions fusèrent jusqu'à ce que la nuit tomba. Le Cerf demanda alors à Scutum de le suivre. Jamais personne, ne su ce qu'il se passa.
A son retour au petit matin, le disciple Sacrieur était un autre homme, il semblait bien plus sage.
"Je vous remercie, le Monde porte de grand espoir sur vous, nous n'avons plus de raisons de douter de votre compétence" Il tousse, "Muurf. Il est temps. Garrigue, décapite moi... Je sais que tu es bûcheron, tu sera le faire proprement."
"Je ne peux pas faire ça, mais vous êtes devenu fou ? Scutum qu'est ce qu'il lui prend ?!"
Le Sacrieur ne répondit pas.
"Tu peux le faire, et tu le fera pour le bien du Monde, ma tête trônera dans votre demeure au dessus de la cheminé pour, chaque jour, rappeler à Scutum le serment qu'il ma fait.

Le silence se fit, le Cerf avance la tête. Garrigue leva la hache, tremblant... Il hésita. Il tousse "Muurrf". La hache descendit enfin, fendant le cou du Cerf. Une secousse agita le Monde des Douze, Garrigue en était l'épicentre.
Ils restèrent là, devant la dépouille du Cerf plusieurs heures, dans le plus grand des silences.
Garrigue le rompit "Que t'a t-il fait Scutum ?"
"Je ne puis te le dire, il est temps que je parte une vaste mission m'attend. Reste ici, ils viendront te chercher sous peu, prend garde ta tache sera aussi dure que la mienne."
"Euuuuh, je, je ne comprend pas ? Explique moi bordel !"
"Ne t'en fais pas tu comprendra bientôt tout."

Scutum se leva, alla au centre du rayon lumineux et leva les bras au ciel. C'est alors qu'il s'éleva du sol, montant toujours plus haut, se rapprochant du toit de l'arche formée par les arbres. Puis il disparut dans l'éblouissante clarté d'un rayon de soleil. Il était midi.
Au soir Ygnorlé se présenta à Garrigue sans dire un mot. Tout deux avaient l'air grave, Garrigue souffrait de cette séparation prématurée tout autant qu'Ygnorlé qui avait certainement perdu son ami de toujours. C'est vers l'Est qu'ils se dirigèrent, personne ne les revit, jamais.

Descendant les marches en courant Scutum rejoins le salon éclairé alors par de doux rayons de soleil qui lui rappellent ceux qu'il avait pu admirer dans la Forêt de L'Est de Cania aujourd'hui désert.
Montant sur une chaise, marteau en main, il fixe la tête de Cerf empaillée au dessus du foyer chaleureux de la cheminé. Une nouvelle aventure commence.

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L'histoire est sans suite pour laisser cours à votre imagination !

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Kaliptus
-600 : Création de la ville par des Grecs; début des magouilles.


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